Entretien: « Les pilotes d’avions de la drogue rémunérés autour de 1000 dollars le kilo de cocaïne transporté »

Les avions privés sont aujourd’hui un moyen important de transport de la cocaïne latino-américaine vers le marché européen, avec souvent des escales en Afrique. David Weinberger est l’auteur, avec Nacer Lalam*, d’un rapport sur le sujet publié en France par l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Il revient sur l’histoire des « avions de la drogue » et comment ils sont utilisés par les organisations criminelles.

Le chef d’état-major des armées de Guinée-Bissau, Antonio Indjai, inculpé par un juge américain

La DEA, l’agence antidrogue américaine, a annoncé ce jeudi 18 avril, l’inculpation par un juge new-yorkais du chef d’état-major des armées de Guinée-Bissau pour narco-terrorisme. Selon la DEA. Antonio Indjai est accusé d’avoir « conspiré » pour fournir des armes aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d'avoir voulu stocker de la cocaïne pour le compte du mouvement armé colombien.

Comment la DEA a piégé Bubo Na Tchuto et ses complices ouest-africains et colombiens

Bubo Na Tchuto, ex-chef d’état-major de la Marine bissau-guinéenne, ainsi que six autres personnes, dont deux présumés trafiquants latino-américains, ont été arrêtés entre le 2 et le 5 avril. Ils ont, en réalité, été piégés par des agents de la DEA qui les ont incité à mettre sur pied des livraisons de cocaïne et d’armes. Un projet présenté comme devant profiter aux rebelles colombiens des FARC. 

Bubo Na Tchuto (crédit: AFP)

Le communiqué transmis à la presse par l’agence antidrogue américaine, vendredi 5 avril lève un coin du voile sur le véritable traquenard dans lequel la DEA a fait tomber l’ex-patron de la Marine et ses complices. 

Malgré l'intervention française le trafic de cocaïne continue en Afrique de l'Ouest

L’intervention militaire française a bouleversé les filières sahéliennes de la drogue. Mais d’autres routes pourraient déjà être ouvertes, alors que de la cocaïne continue à être expédiée d'Amérique latine vers l’Afrique de l’Ouest.

Le trafic de drogue touche toute l'Afrique, selon l'OICS

Le dernier rapport de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) dresse un constat sans appel. Du nord au sud, l'ensemble de l'Afrique est concernée par le trafic de stupéfiants, qu'il s'agisse du haschich, de la cocaïne, de l'héroïne ou de la méthamphétamine.

Cocaïne en Afrique de l’Ouest: nouvelles filières, nouvelles énigmes

Au moment où l’on reparle du trafic de cocaïne à travers le Sahel, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime fait utilement le point sur le trafic de poudre blanche dans son dernier rapport sur la Criminalité transnationale en Afrique de l’Ouest. Selon l'UNODC, le trafic de cocaïne continue mais les experts s'interrogent sur sa porte de sortie vers l’Europe.

Premier constat de l’UNODC: si au milieu des années 2000, il est devenu « évident que d’énormes volumes de drogue, représentant des milliards de dollars, étaient expédiés via l’une des régions les plus instables du monde », aux alentours de 2008, « plusieurs indications ont témoigné d’un tassement des flux de cocaïne ».

La drogue au coeur du conflit au Mali

Le trafic de drogues joue un rôle clé dans la crise au Mali. Et il ne concerne pas que les « narcoterroristes », comme on surnomme désormais les islamistes armés au Sahel. Le haschich et la cocaïne ont irrigué bien au-delà de ces mouvements, suscitant des complicités et des passerelles inattendues...

Armée et cocaïne font toujours bon ménage en Guinée-Bissau

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié mardi 26 juin son rapport annuel. L’Afrique fait toujours partie des zones de transit de différentes drogue : cannabis, héroïne afghane, méthamphétamine et cocaïne latino-américaine. Cette dernière passe par de nombreux pays africains. En Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau est toujours une très importante plaque tournante, selon des policiers anti-drogue occidentaux que nous avons interrogés.

Mémoires d'un infiltré dans les réseaux de la drogue

Jean-Pierre Cazé est un ancien douanier d'un genre particulier. Jusqu'au début des années 90, son travail fut d'infiltrer les réseaux de trafiquants de drogue en France et au Maroc pour le compte du service français de renseignement des douanes. Il témoigne dans un livre intitulé Au cœur du trafic, Mémoires d'un douanier infiltré, chez Nouveau monde éditions. Il répond à nos questions. 

Afrique Drogue: Travailler en tant qu'infiltré dans un réseau de trafiquant de drogue, cela consiste en quoi?

Drogue: le continent africain dans le collimateur des Etats-Unis

Les Etats-Unis surveillent de plus en plus près la situation du trafic de drogue sur le continent africain. Une attention renforcée par les liens que Washington perçoit entre trafic de drogue, blanchiment d'argent sale et terrorisme.